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le blog de la fille au chomage

Le blog de la fille au chômage c'est juste un blog, avec une fille dedans. Une fille dedans au chômage.

Catharcis : fille non reconnue issue des émois interdits de la cataracte et de l'exorcisme.

Publié le 23 Octobre 2012 par Kim Becher in chomage

Je ne suis pas malheureuse.

Il faut disperser ce malentendu, moi-même en relisant ce blog j’ai eu vaguement l’envie de me pendre. Alors qu’en fait non, je suis heureuse. J’accouche simplement des vilaines choses du vilain monde.

Ainsi, légère et purifier je me lève chaque matin le cœur en joie et la tignasse frivole. Je souris au monsieur qui vend les cigarettes 6.10 euros sans rancune aucune et je souhaite une agréable journée à ma boulangère, tout en lui pardonnant son perpétuel pain trop cuit.

Pourtant cet enfantement douloureux de biles sombres et cyniques m’inquiète, car il renvoi au moteur de l’écriture.

Quel est-il ? La pauvreté, l’injustice, l'absurdité du système… Suivis de près par l’amour et la mort. L’éternelle question du sens de la vie. Les peuples heureux n’ont pas d’Histoire, les gens heureux n’ont-ils rien à dire ?

On pourrait s’étonner d’un rien et glorifier l’éclat fragile d’une capucine dans les sous-bois d’un doux matin. On pourrait arrêter de parler de moi et parler d’actualité, de cuisine, de fringues, de théâtre, de littérature, de séries télé, de problèmes de caca ou de cinéma... Peut-être faudrait-il quitter ce monde et songer aux dragons d’ici ou aux licornes de là. Tenter de sillonner la mer à dos de frégate ou bien croiser le fer avec des pirates.

Mais sacré nom de Dieu, Kim Becher n’en est pas capable.

Séquestrée par la matière grise, emmurée dans sa rationalité et son égoïsme, votre humble serviteur cherche en vain le secret de Dédale, car Ariane omit jadis d’y laisser son fil pour les autres.

Narrant ce qu’elle aperçoit de la lucarne de son chômage, manquant d’imagination pour bâtir les fragments manquants de la cathédrale, il ne reste à la fille au chômage qu’à vous souhaiter une douce nuit, peuplée des rêves plus féconds qui n’obéissent à rien, ni à personne…

 

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